couple

 

 

Bien le Bonjou Ratousse,

Figurez vous qu'à plusieurs reprises je me suis surpris à dire nous à la place de je.
Depuis, j'y réfléchis en me disant que ça ne va pas du tout, que ma vie de couple étant une totale réussite, je glisse doucement vers un ronron béat sans engueulades, sans maitresses et sans crises de couple d'ailleurs à aucun moment je n'ai songé à consulter un psy ni un conseiller conjugal.

Convenez que dans ce genre de situation il est totalement inconcevable de communiquer sur le bonheur puisqu'il est entendu que le bonheur est muet, d'ailleurs je suis l'inventeur de l'expression Disparu en couple à laquelle je tiens: les gens heureux sont chiants, se replient sur eux même n'ont besoin de rien ni de personne et te distillent un discours remplit de fadaises sur des sujets déplorables.

Je pourrais par exemple vous parler des câlins de notre chienne sur le canapé quand dans ma décennie précédente je vous parlais de levrettes sodomites avec Cynthia et sa copine sur un autre canapé.
Ou des bouffes à deux devant la téloche, quand avant je dévorais des minous comme à la téloche après minuit.

Mais le pire je crois, c'est qu'on baise toujours.
Et même que parfois; forts de la certitude de trouver l'autre le lendemain; nous ajournons turlutes et levrettes claquées par ce que là, on est un peu fatigués.

D'ailleurs là je me rends compte avec effroi que dans le paragraphe précédent je viens de parler de ma vie à la première personne du pluriel comme si je n'existais plus en tant qu'individu.

Salope! Elle m'a eu!  Effrayé



Go Nuts!